Elle a écrit 'moi'. Beaucoup d'autres choses mais ça aussi. Elle vivait déjà et elle aimait comme aiment les angelots qui ne peuvent réellement souffrir de dépasser les contours des formes les plus apparantes. Double doublon sur les étiquettes des lainages hippiques que cachent les formes de nos tendres chéries : c'est qu'il faut bien les entendre! Et l'instant suivant elles se redonnent souvent une dernière touche délicate en dessous du sourcil, quand on ne regarde pas : quelque part entre le tendre nombril et l'iris.
2 février 2012
18 janvier 2012
Petite clope
Tout en haut de la facade à moitié ensoleillée Sophie fume une cigarette la fenêtre ouverte. En janvier le soleil est blanc, pareil qu'elle. De pouvoir profiter du soleil (c'est à dire de ne pas habiter les étages plus bas à l'ombre du bâtiment d'en face) est pour elle parfaitement normal. Elle sait ce qu'elle veut et ce qu'elle veut elle le vit. Une place à l'ombre n'est pas une vie. Les yeux plissés elle repense à Matthieu, à ce sale con qui n'en fait qu'à sa gueule. (La radio s’emmêle avec la symphonie saturante de la ville et lui rappelle qu'il faut s'échapper gracieusement de la vie jusqu'à ce qu'elle cesse enfin). Il lui a dit hier qu'elle est chiante a toujours vouloir discuter de n'importe quoi, qu'elle a des copines pour ça. Elle ne l'aime pas mais il faut bien qu'elle s'occupe l'esprit par du concret. Si elle était vraiment joyeuse elle ferait certainement une jolie étudiante d'art abstrait. Sale con. Elle lui a rien répondu, à part d'aller se faire voir.
Elle finit sa clope et l'écrase sur le rebord de la fenêtre qu'elle referme sévèrement sur ce moment grisant.
Elle finit sa clope et l'écrase sur le rebord de la fenêtre qu'elle referme sévèrement sur ce moment grisant.
Inscription à :
Articles (Atom)